__Je m'imposerai toujours les mêmes contraintes. Les mêmes actes de pseudo-bravoures auto-mutilatrice. Envers les mêmes personnes, généralement. Tu le sais toi, ces gens qui ne nous aimes pas forcément, mais à qui on a envie de plaire. Je me donne, c½ur et armes à leurs ignominies répulsive. Je perds pieds, je plonge encore. Pour les bribes d'un passé tumultueux, n'étant en fait qu'un avant goût de notre future. Effroyable ne serait pas le mot. Qui à besoin de qui. Moi, j'ai besoin de toi. Va savoir pourquoi, tout le monde s'en doute, personne n'ose le dire, par peur des reproches, des jugements, des représailles. Une faiblesse certes, indispensable néanmoins. Peut-être n'est-ce simplement qu'un besoin humain, de toujours vouloir aller plus loin, plus vite, traversant les murs tête baissé, se brisant la nuque au moindre éclat de ressentiment. Alors on s'écrase à terre, et on attends. Qu'il me tende la main, ou qu'il m'enfonce plus bas que Terre. Je me dis que c'est pas réellement grave, que dans 10 ans ça me fera rire. Tout le monde dit ça. Ça doit être plutôt vrai. Pourtant on a du mal à s'en convaincre sans s'arracher les cheveux. On appelle ça "l'espoir", paraît-il que celui-ci fait vivre. J'en doute. On se fond dans la masse, dans l'inutilité urbaine. Dans des effluves de gorges sèche et des relents d'alcool fermenté. Dans un imaginaire souvent insalubre et débordant de bassesses. Véritable Ghetto de contemporains à peine civilisés. Égocentriques et mégalomanes à souhait. Souvent toxicomanes et alcooliques. Généralement violent sous l'emprise de l'affliction que le monde leur inflige. Je me perds, entre mes mots et mes allégories. Je vous laisse, Maman est là.



